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Informations Pratiques

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évènements

Visite guidée de Montréjeau

INFORMATIONS – ACCUEIL :
Office de Tourisme
Place Valentin Abeille 31210 Montréjeau
tél. : 05.61.95.80.22
Internet : montréjeau-pyrénées.com

COMMENCONS LA VISITE

A) A PIED

→En sortant de l’Office de Tourisme
n°1 - Place Valentin Abeille : Place rectangulaire entre les deux rues principales, elle est le lieu vivant de la ville. Elle servait, et sert encore aujourd’hui, de lieu de marché. C’est souvent dans cette optique qu’elle était érigée. La place abritait une halle médiévale détruite dans un incendie criminel en 1944. Sous la halle se tenait le marché couvert et au dessus, au premier étage, l'Hôtel de ville. Cette place porte le nom du député de la Haute Garonne de 1885 à 1897, et sénateur de 1897 à1902, Valentin Abeille natif de Montréjeau.
Statue saint Jean-Baptiste : XIIIème et XIXème siècles Sculpteur : A.Brochon en marbre blanc et en bronze. Cette statue repose sur quelques vestiges du cloître des Augustins (voir n°16). Le socle est composé de 4 chapiteaux géminés et 8 colonnes. Saint Jean-Baptiste est représenté lors de sa retraite dans le désert. Il tient une boulette cruciforme et lève la main avec un geste de prédicateur, tandis que l’inscription « agnus dei qui tallit peccata mundi », « agneau de dieu qui enlève le péché du monde », fait référence à l’animal couché à ses pieds.
Arcades : La place est entourée d’arcades (XIVème et XIXème siècles en pierre de taille) qui à l’origine fermaient ses angles et ne laissaient guère que le passage par les cornières ( se situent à la rencontre des extrémités des arcades). Plus tard pour faciliter la circulation, les cornières furent agrandies. Les boutiques des commerçants s’articulent à l’intérieur des arcades. Les immeubles qui les surplombent, construits en colombage, sont maintenant revêtus d’un enduit. Une maison est restée nue et peut permettre de reconstituer l’apparence de l’ancien habitat. Les arcades constituent aujourd’hui l’élément le plus spectaculaire de l’architecture montréjeaulaise.

→Prendre Rue Pelleport
n°2 - Maison natale Général Pierre Pelleport (1773-1855) Général d’Empire, Pair de France, puis historien. Son nom est inscrit sur l’Arc de triomphe de l’Etoile. Arcole et Rivoli, saint Jean d’Acre et les pyramides, Austerlitz, Eylau, Wagram,…voilà les noms « glorieux », qui jalonnent son parcours, en attendant l’effroyable campagne de Russie et la retraite où « commandant de l’arrière-garde de l’arrière-garde » selon son expression, il arriva à sauver les débris de l’armée impériale. Couvert de blessures et de décorations, nommé baron de l’Empire par Napoléon, Pair de France et vicomte par Louis XVIII, il se retira à Bordeaux en 1830.

→Au niveau de l’impasse de l’église
n°3 - Emplacement porte saint Jean : Ici, se tenait une des quatre portes qu’il fallait emprunter pour sortir de la bastide. La porte saint Jean devait être la porte principale de la ville. Montréjeau aurait été rapidement entourée d’un système de défense (muraille). Il était muni d’un certain nombre de tours, de trois portes fortifiées : porte saint Jean, porte de l’horloge (voir n°20), porte Saint Barthélemy (voir n°11). Il y avait une porte plus petite que l’on nommait le portanet (voir n°12). Les portes étaient munies de ponts levis car la ville était entourée d’un fossé (voir n°20). Actuellement, il n’y a que très peu de traces de l’ancienne muraille qui fut détruite par l’Intendant d’Etigny entre 1740-1745.

→Sur la place de la mairie
n°4 – Monument aux morts : (vers 1920, en marbre, pierre de taille, cuivre et bronze). Ce monument aux morts- établi grâce à une souscription publique- diffère de ceux vendus sur catalogue aux communes dans la décennie qui suit la fin des hostilités. Une Marianne est sculptée en bas-relief sur le bloc monolithe. Il porte une inscription centrale, « 19145-1918 - A la mémoire des enfants de Montréjeau morts pour la patrie », tandis qu’une seconde surmontée d’un coq bicéphale « Union fédérale, à nos camarades », occupe la base. Les noms des disparus sont gravés sue une grande plaque de cuivre. Des éléments de bronze représentant des objets tel que le glaive, un casque et des lauriers terminent cet ensemble.

n°5 – Eglise saint Jean-Baptiste : Du XIIIème au XXème siècle. Moellon de pierre de Gourdan et maçonnerie. L’église initiale, qui date de la fondation de la bastide, possède une nef unique. Elle est surélevée au XVème siècle et sa charpente qui évoque la carène d’un navire est laissée apparente. Quatre chapelles latérales lui sont également accolées. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, le clocher-mur initial est remplacé par une construction beaucoup plus grande. A cette époque, elle s’enrichit d’un mobilier exceptionnel, comprenant des retables et des statues. Deux autres chapelles sont aménagées en 1838, puis une voûte à faux plafond est réalisée de 1854 à 1857. Elle est démolie entre 1950 et 1960, affin de redonner à l’édifice son aspect primitif. A l’entrée sud du clocher, M. Jean Laffargue a découvert un beau portail gothique du XIVème siècle à trois arcatures, chapiteaux sculptés et colonnettes de marbre. Il est surmonté d’un magnifique Christ du XIIIème s., sculpté dans la pierre.
Dans le clocher : Vestiges des fortifications de la bastide. (XIVème siècle, maçonnerie et pierre de Garonne voir n°3) L’église primitive était encastrée dans la muraille de la ville.
Dans l’église : Statue saint Jean-Baptiste (XVIIIème siècle, bois doré). Cette statue de saint Jean-Baptiste accompagné de l’agneau et appuyé sur son bâton de berger cruciforme, provient du retable aux dimensions inhabituelles qui occupaient le chœur. Ce dernier abritait également deux reliquaires, dont celui de saint Barthélemy, second patron de la paroisse. Ils sont également conservés dans l’une des chapelles de l’église, et reposent sur le plancher d’un grand meuble à volutes, sorte de dais en bois doré. Le dénuement de la nef contraste avec la richesse du mobilier refoulé dans ces chapelles.
Retable de notre Dame des cinq plaies (XVIIIème siècle, sculpteur Marc Ferrère, marbre, bois et staff). Ce retable fait partie du mobilier provenant du cloître des Augustins, transférés lors de la Révolution (voir n°16). Il avait été offert par le baron Marc-François de Lassus, juge de Rivière et subdélégué de l’Intendant d’Auch. Deux colonnes torsadées parcourues de pampre encadrent une Vierge de Pitié. A gauche et à droite de la niche se succèdent les symboles de la Passion, marteau, tenailles, bourse de Judas, calice, glaive, couronne d’épines, jusqu’au coq de saint- Pierre. Sur le fronton est représenté Jésus au jardin des Oliviers, surmonté du voile de Véronique et du serpent enroulé autour de la croix.
Stèle funéraire (XIIIème siècle en pierre). Cette stèle cruciforme retrouvée dans des matériaux de remploi pourrait provenir de l’ancien cimetière (voir n°11), situé initialement à côté de l’église. Elle correspond à l’une des premières sépultures de la bastide. Très ordinaire, elle est gravée du texte suivant : « Anno Domini MCCC hoc est sepulcrum Dominici periis et Julianne uxoris ejus ». Les datations des inscriptions sur des objets aussi modestes sont rarissimes au XIIIème siècle, du fait notamment de l’illettrisme général.
→Traverser place de la République
n°6 – Boulevard de Lassus : Panorama. La vue d’ensemble sur les Pyrénées laisse découvrir à gauche, les monts Ariégeois, de face les massifs espagnols, et à droite, le majestueux et impérial Pic du Midi de Bigorre.

→Au bout du boulevard de Lassus
n°7 – Statue Baron de Lassus (1935, sculpteur : Montorgue, en bronze). Alpiniste féru d’histoire, le baron Bertrand de Lassus est surtout le constructeur du château de Valmirande (voir n°25). Il est représenté au sommet du
pic qu’il vient de gravir, symbolisé par un gros bloc de granit. Il apparaît vêtu du costume pyrénéen, Avec la large ceinture des montagnards. D’après les archives photographiques, une foule considérable assiste à l’inauguration de cette statue, le 24 novembre 1935.
→En face du jardin du boulevard de Lassus
n°8 – Chapelle Sainte Germaine

→Prendre Rue G.Nadaud
n°9 – Emplacement ancienne route Royale : La route Royale traversait Montréjeau de part en part. Gaston Fébus y cheminait de temps à autres pour se rendre sur ses terres.

→Prendre Rue de l’Egalité puis Rue Bertrand Laralde
n°10 – Emplacement maison natale Bertrand Laralde : Né en 1581 à Montréjeau. Poète gascon qui publia quatre recueils de poésie. Il était l’ami et le protégé du poète toulousain Goudouli, il obtint un prix en 1610 aux Jeux Floraux.

→Prendre Rue des Arts et emprunter la Rue Nationale et s’arrêter derrière l’église, place Lafayette.
n°11 – Emplacement ancien cimetière (voir stèle funéraire n°5) et porte saint Barthélemy

→Passer sous la petite halle ou à côté, passer devant l’Office de tourisme et emprunter Rue du Par cet s’arrêter au niveau de la chapelle.
n°12 – le Portanet (voir n°3)

n°13 – Le Séminaire (voir n°21)

n°14 – Chapelle du Séminaire

n°15 – Orangerie de Lassus ( XVIIIème siècle)

→Dans le parc du Séminaire
n°16 – Emplacement de l’ancien couvent des Augustins : Durant le XIVème siècle, les seigneurs d’Espagne-Montespan ( co-seigneurs de la bastide Montréjeau) fondèrent le couvent des Augustins dont il ne reste plus rien actuellement. Abandonné par les moines pendant la Révolution, il fut clandestinement dévasté et pillé. En 1792, il fut question d’y loger les troupes fixées à Montréjeau pour arrêter les Espagnols, et en 1794, une partie du couvent fut érigée en Salpetrière. Puis il fut laissé pendant plus d’un siècle. En 1924, il aurait été acheté par un magnat de la presse américaine et reconstruit en 1962 pierre par pierre à Nassau une île des Bahamas. Ce couvent ne dépassait pas un hectare en superficie. Il étai cerné par des ravins au nord et à l’est. Il était constitué d’un cloître, d’une église, d’un jardin, et de bâtiments affectés au logement des religieux. Le cloître devait mesurer dans les quatre-vingt de longueur environ.

→Au bout de la Rue du Parc
n°17 – La Halle (1935), Architecte : Le Maresquier,
en verre et béton armé. L’architecte de cette halle octogonale en a conçues les formes de manière à ce qu’elle puisse aussi bien servir au marché aux bovins qu’à toute autre manifestation. Des rideaux mobiles peuvent occulter et protéger indépendamment les huit côtés du bâtiment qui compte autant de piliers. Ceux-ci soutiennent la couverture dont la trame est en verre et en béton.

→Derrière la Halle, dans le jardin de la Salle
n°18 – Panorama et buste de Valentin Abeille (voir n°1)

→En sortant du jardin, en direction du centre-ville
n°19 – Emplacement hypothétique de la Maison de la Salle
Les juges royaux de Rivière y rendaient la justice. Dans le paréage de la ville, nous apprenons que le Roi implanta un juge ordinaire dans la bastide. La jugerie de Rivière dont le siège le plus important se tenait à Montréjeau est avérée dès 1280. L’activité de la jugerie dépassait la dimension judiciaire puisqu’elle servait en fait de véritable relais à l’administration royale, en particulier pour la transmission des informations et des décisions en provenance de Toulouse ou de Paris. Les juges de Rivière avaient énormément de pouvoir dans la bastide et permettaient à la royauté un contrôle plus sûr de la ville. A cet emplacement devait se tenir la potence pour les criminels condamnés à être pendus.
→Prendre Rue du Barry, au niveau de la Rue des fossés
n°20 – Emplacement assuré du fossé
Emplacement porte de l’horloge (voir n°3)

→Continuer sur 30 mètres, Entrer par le porche en pierre
n°21 – Hôtel de Lassus (1760) en pierre de Gourdan et maçonnerie en moellon et galet. L'hôtel de Lassus est l’ancien château de la Famille du même nom, qui l’abandonne pour Valmirande (voir n°25) au début du XXème siècle. L’accès se fait par un grand perron surmonté des armoiries des propriétaires et situé sous une avancé à terrasse. Le bâtiment prend le relais de l’établissement de Polignan fermé en 1908, après la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et abrite le petit Séminaire de Montréjeau, de 1929 jusqu’à la fin des années 1970 sur l’initiative du Maréchal Foch.
Clocheton (XVIIème siècle, Ardoise et plomb). Ce clocheton appelé la « loggia » est construit entre deux chiens assis, au centre de la toiture de la façade principale de l’Hôtel de Lassus, au même niveau que le sommet de l’église saint Jean-Baptiste. Restauré récemment, il possède une petite terrasse protégée par un grand corps métallique. Un matériau rarement utilisé, le plomb, compose la plus grande partie de cet ouvrage très lourd puisque le poids est évalué à près de 5 tonnes.
Musée du Soldat (tèl.05.61.95.80.04 / 05.61.95.82.16)
Rétrospective de l’histoire militaire française, de la Révolution à nos jours. Musée du soldat de France, créé par M.Henriot André.
Musée Guibret : Collection personnelle de meubles, de tableaux et objets divers du début du siècle. (Renseignement : 05.61.95.80.22)

B / POUR LES PLUS COURAGEUX :

→En direction du lac
n°22 – Pont de Sarrieu : (1878) Architecte : Gustave Eiffel, en métal. Ce pont remplace une première construction datant de 1863, emportée par la grande crue de 1875 qui ouvrit une brèche de 30 mètres dans la voie. Un attentat le met provisoirement hors d’usage, le 16 août 1944. Composé d’une ossature à treillis liant les arches et tablier, il permet le passage de la ligne de chemin de fer.

→Prendre Rue de l’Egalité, se rendre au cimetière, dans l’allée centrale
n°23 – Le tombeau du Christ : Copie exacte (modèle réduit) du cénophale, érigé en 1810, qui recouvre le tombeau du Christ à l’intérieur de la Basilique du saint- Sépulcre à Jérusalem.

→En direction de Gourdan-Polignan
n°24 – Pont sur la Garonne : (milieu du XIXème siècle, en pierre grise). En 1330, un pont était déjà en place ici-même. Il était en bois et était soumis aux débordements de la Garonne. A partir de 1820, une étude est lancée pour aménager un pont vraiment solide.

C / EN VOITURE

→En direction de Tarbes
n°25 – Château de Valmirande : 1893-1899 (Tèl.05.61.95.80.11 / 05.62.39.77.21)
Ce château-inspiré apr le château de Chambord- est créé à la demande de Bertrand de Lassus (1868-1909), issu d’une famille très ancienne. La variété est privilégiée pour sa façade, plutôt que la symétrie. A l’intérieur, les pièces sont en filade et le décor a été particulièrement soigné par l’architecte Louis Garros. Le sol est par endroits, recouvert de mosaïques, les murs sont ornés et les boiseries sculptées. Le domaine abrite une chapelle d’inspiration gothique, une conciergerie, des dépendances habitées par un régisseur, un mécanicien, un cocher et un jardinier, ainsi que des communs comprenant notamment une forge, une salle des machines, une sellerie et un château d’eau.
Parc (1893,Paysagiste : Bühler). Le château est situé sur un versant. La conception du jardin nécessite d’important travaux de terrassement. Un plan d’eau est creusé dans une zone de sources. Une grotte est aménagée et des vestiges provenant du cloître des Augustins (voir n°16) sont disséminés sur la propriété qui possède également un kiosque rustique.